La toiture végétalisée

L’engouement des particuliers pour la toiture végétalisée se justifie par les nombreux atouts que procure ce type de revêtement de toiture. Effectivement, le toit végétal connaît un vrai gain d’intérêt, même si ce sont la toiture en ardoise et en tuile qui sont les plus répandues. Mais parmi toutes les possibilités, entre le zinc, l’ardoise, la tuile ou le roofing, le choix devient vite cornélien.

C’est ainsi que nous vous proposons d’en savoir un peu plus sur ce type de toit, en parcourant notre article.

Qu’est-ce qu’une toiture végétalisée ?

Toiture verte, toiture végétale, éco toit sont autant d’appellations pour désigner une toiture végétalisée. Il s’agit en fait d’une toiture recouverte de végétation, que ça soit des herbes, des plantes succulentes, des bruyères ou des épices. Pour aller plus loin dans une démarche écologique, il est possible d’avoir une toiture énergétique en la combinant avec des panneaux solaires photovoltaïques, ou encore des éoliennes.

La toiture végétalisée constitue un espace de verdure dans un environnement où le béton règne en maître. En outre, elle offre également une large palette d’avantages dont un toit durable (3 fois plus qu’un toit classique), une meilleure isolation thermique et acoustique, et une réduction des risques d’inondations. En adoptant le toit végétal, vous favorisez aussi la biodiversité, en faisant de votre toit un refuge pour certaines espèces comme les insectes ou les oiseaux.

Plans de structure pour la toiture végétalisée

L’aménagement d’une toiture végétalisée se fait en principe sur une toiture terrasse, dans un concept de bâtiment écologique. Cette toiture peut comporter, selon la configuration du toit, une, deux ou trois couches.

La toiture végétalisée unicouche

Avec un système unicouche, on place directement une seule couche sur la couverture. Néanmoins, malgré le fait qu’elle soit une solution économique, une structure unicouche aura tendance à saturer les racines des plantes, et devient au fil du temps moins drainante.

La toiture végétalisée bicouche

En ajoutant une autre couche supplémentaire de roche volcanique ou de billes d’argiles expansés à ce système monocouche, on obtient un système bicouche. Ce dernier se démarque par un meilleure drainage. On installera une tourbe ou un tissus filtrant dessus pour empêcher le substrat d’atteindre la couche drainante en-dessous.

La toiture végétalisée tricouche

C’est le système le plus coûteux mais néanmoins le plus efficace. Il suffit d’ajouter une autre couche supplémentaire à la couche drainante. Elle va faire office de réservoir d’eau pluviale. Son avantage est que durant les saisons sèches, les plantations ne manqueront pas d’approvisionnement en eau.

Ce qu’on doit retenir

Compte tenu des différentes caractéristiques d’une toiture végétalisée, celle-ci doit comporter :

Une structure porteuse

Un toit plat ou incliné peut recevoir de la végétation. Néanmoins, cette inclinaison ne doit pas dépasser les 45°. Pour le cas des toits plats, ils auront une pente minimale de 1 à 2 %. Ainsi, l’épaisseur de la couche drainante sera moindre et par conséquent, le poids de la structure. Celle-ci sera faite de béton, d’acier ou de bois, capable de supporter la charge d’une toiture végétalisée. A noter que ce poids peut tripler si les eaux de pluies s’y accumulent.

Une membrane d’étanchéité

Il s’agit d’une barrière anti racines.

Une couche de filtration ou de drainage

Ce sont des galets visant à filtrer et à diriger le trop-plein d’eau en direction des canalisations.

Une couche de substrat

On utilise du substrat au lieu d’une terre naturelle en raison du poids trop lourd de celle-ci. Le substrat sera minéral, d’argile ou ardoise et sans engrais.

Les différents types de toitures végétalisées

De manière générale, on dénombre 3 types de toitures végétalisées.

La végétalisation extensive

Il faut du substrat fin pour ce type de végétalisation. En effet, il ne doit dépasser les 6 à 15 centimètres. Seules quelques variétés de plantes n’ayant pas besoin de substrat épais peuvent donc s’y épanouir. A titre d’exemple, les mousses, le sédum ou des herbes aromatiques.

Une toiture végétalisée avec végétalisation semi-extensive

L’épaisseur du substrat oscille entre 15 et 30 centimètres et autorise un choix plus vaste de végétaux. Toutes les plantes peuvent ainsi y être plantées sauf peut être les arbres. Ce type de toiture végétalisée nécessite un entretien assez constant.

Une toiture végétalisée avec végétalisation intensive

Avec un substrat d’une épaisseur de 30 centimètres, elle se distingue par le fait de pouvoir accueillir de plantes que l’on laisserait d’habitude pousser au sol. Autrement dit, on peut y planter même des arbres. Toutefois, il faut prendre les mesures qui s’imposent pour ne pas que les racines des végétaux détériorent l’étanchéité de la toiture. D’autre part, il faut prendre conscience que le poids à supporter par la toiture sera conséquent. A cet effet, il importe donc d’effectuer un calcul de descente de charge.

Quel type de substrat pour ma toiture végétalisée ?

A chaque type de toit végétal correspond un substrat idéal. Mais à la base, tout substrat doit combiner une bonne aération, un drainage optimal et une certaine pérennité. Aussi, la végétalisation extensive sera parfaite pour réaliser un toit végétal sur une surface restreinte, comparable à un abri de jardin ou une cabane. A cette fin, un terreau pour toiture extensive simple conviendra.

Par contre, c’est la végétalisation semi-intensive qui va plus convenir à un toit en béton ou en acier. Le type de terreau sera aussi semi-intensif. Et s’agissant d’une structure plus importante, il faut une végétalisation intensive associée à un terreau intensif. Vous pourrez ainsi vous en donner à coeur joie en plantant une plus large palette de végétaux.

SOURCES

https://www.terreaux-et-compagnie.com/toiture-vegetalisee-types-substrats-avantages/